GORDEN WAGENER

Directeur Design International - Mercedes-Benz Cars & Daimler AG


La Technopole des Sciences et Technologies de Sophia Antipolis est l’endroit rêvé pour créer le monde de demain : en 2018, la marque automobile à l’étoile phare a ouvert un Centre de Design au cœur de la Silicon Valley française, sur la Côte d’Azur. Grâce à son implantation à Sophia Antipolis, Mercedes-Benz renforce le potentiel créatif et innovant de son réseau de design international, qui, grâce à une pléthore de cœurs de métiers spécialisés reste dans la course des tendances mondiales tout en permettant à de nouvelles idées et cultures de changer le monde du design automobile. Plus de 40 designers internationaux, toutes disciplines confondues, travaillent chaque jour à rendre Mercedes-Benz ainsi que ses produits intemporels de manière unique.

Notre implantation dans le Sud de la France est un exemple parmi tant d’autres de notre volonté à étendre notre espace créatif au sein de notre réseau de design mondial. Ce fut un vrai retour aux sources en 2018 pour Mercedes-Benz que d’y implanter le nouveau Centre de Design, car Nice est l’un des berceaux de la marque. En effet, c’est au cœur de sa ville d’adoption et parmi les cercles sociaux les plus haut placés qu’Emil Jelinek, homme d’affaires et stratège marketing fit la promotion des automobiles Daimler “sans chevaux”, il y a de ça près de 120 ans.

En dehors de ses talents d’homme d’affaires, Jellinek était friand de voitures de course. Lors d’une course à Nice en 1899, Jellinek a participé avec le pseudonyme « Monsieur Mercédès », un moyen de dissimuler le réel nom du compétiteur, qui était tout à fait usuel à cette époque, Mercédès étant en fait le nom de sa fille.

JACQUES-OLIVIER PIEDNOIR

VP, Directeur Recherche & Développement - Cadence Design Systems


Je suis arrivé à Sophia-Antipolis en 1986 pour démarrer le centre de R&D de VLSI Technology. Je revenais de la Silicon-Valley. Je démarrais un centre de R&D pour une entreprise américaine. C’était l’opportunité de créer un environnement de vie et de travail associant le meilleur du système américain et du cadre de vie Français.

Le début d’un écosystème fort qui croit encore aujourd’hui à travers la présence locale des leaders du marché tels que : ARM, ST, Cadence, Huawei, Bosch, Renault Labs … Les entreprises du domaine des systèmes électroniques se sont multipliées car à chaque crise de croissance, à chaque restructuration de groupe international, les ingénieurs locaux ont voulu continuer leur carrière sur le site et pour cela ont attiré les nouveaux champions du domaine. C’est une dynamique vertueuse : un environnement de travail et de vie exceptionnel, ouvert sur le monde, retient les compétences, celles-ci attirent les entreprises en croissance à la recherche de talents.

La technopole m’a permis de m’entourer des meilleurs talents dans mon domaine. Ce qui nous a permis de traverser les crises fréquentes de notre secteur et de contribuer au développement de notre écosystème. Aujourd’hui les logiciels développés par le site de Cadence à Sophia sont leaders dans leur domaine et à l’origine des systèmes électroniques qui ont révolutionné notre quotidien. La technopole m’a offert une carrière riche en expérience humaine et en compétences techniques. Elle m’a permis d’équilibrer vie familiale et professionnelle. Sophia-Antipolis représente pour moi un cadre de vie et de travail alliant l’excellence technologique et la qualité de la vie.

JOHAN RANSQUIN

Directeur du site de Sophia-Antipolis de l’ADEME (Agence de l’Environnement et la Maîtrise de l’Energie) et directeur-adjoint Villes et Territoires Durables


L’ADEME s’est installée à Sophia-Antipolis dès 1979 avec des équipes travaillant sur le développement des énergies renouvelables et la maitrise des consommations d’énergie dans les bâtiments. Il s’agissait alors du COMES, le commissariat à l’énergie solaire, que l’Etat avait souhaité installer… au soleil ! L’objectif était de constituer un pôle d’excellence avec l’école des Mines et le CSTB, et les collaborations sont toujours actives à ce jour. L’intuition de l’apport d’une implantation de cette agence de l’Etat au cœur d’une technopole d’excellence s’est révélé parfaitement juste, et nous souhaitons prendre part encore longtemps à l’écosystème sophipolitain et contribuer à son développement durable et à son rayonnement national et international.

Sophia-Antipolis est un centre d’excellence et un écosystème économique et technique d’une grande richesse. Pour l’ADEME, il permet à la fois des interactions avec des partenaires de premier plan pour partager et développer notre expertise et la possibilité d’interagir avec eux sur des problématiques majeures, qui se retrouvent concentrées sur un territoire restreint : réduction de l’impact environnemental du développement, mobilité et congestion, approvisionnement énergétique, gestion des déchets, adaptation au changement climatique, etc. Pour l’ADEME, Sophia-Antipolis est à la fois une source de compétences et un terrain de jeu pour expérimenter et porter nos messages et nos outils en faveur d’une transition écologique et économique qui s’inscrit dans un développement plus durable. C’est pour nous une sorte de laboratoire.

JEAN-MARC GAMBAUDO

Président d’Université Côte d'Azur


Sophia Antipolis est un pari fait alors qu’aucune technopole n’existait dans le Monde. Sophia a transformé la Côte d’Azur vouée à ne vivre que de tourisme et de spéculation immobilière en un territoire technologique reconnu dans le monde entier.
Et contrairement à beaucoup de domaines dans lesquels le France a montré la voie mais a vite perdu son leadership, Sophia Antipolis a été la première technopole créée en Europe et reste encore aujourd’hui la plus importante des technopoles sur le continent.

Eric Pauget

Député de Sophia-Antipolis

Conseiller municipal d'Antibes Juan-les-Pins


En 50 ans, Sophia Antipolis a su s’imposer comme la première technopole d’Europe. Berceau du numérique, le territoire a su se réinventer au grès des nouvelles évolutions et des nouveaux outils de travail.

Désigné comme un des quatre territoires en France pour accueillir l’Institut Interdisciplinaire sur l’Intelligence Artificielle, une fois du plus, Sophia Antipolis, par son écosystème exceptionnel, a su prendre le tournant des dernières évolutions technologiques et nous pouvons en être fier.

Demain, ce territoire d’exception regroupant des chercheurs, des étudiants, des universitaires et des entreprises, créant ainsi un maillage exceptionnel, saura prendre le tournant des nouvelles évolutions.

PIERRE LAFFITTE

Fondateur de Sophia-Antipolis


Il y a 50 ans déjà nous souhaitions aménager un site exceptionnel en préservant l’environnement. Nous avions établi un cahier des charges rigoureux promouvant innovations techniques, architecturales et urbaines.
C’était un projet audacieux. Le défi était jugé impossible : transformer une garrigue de 2 000 hectares en un lieu qui génère près de six milliards par an de chiffre d’affaires. Aujourd’hui Sophia Antipolis est devenu un pôle mondial incontournable de l ‘innovation et de la recherche, la 1ère technopole d’Europe.
Une référence mondiale dans 3 domaines d’activité : les technologies de l’information, les sciences de la vie et le secteur des écotechnologies. Mon vœu pour demain : la création d’une Association des Villes Côtières à l’échelon international, dont l’intérêt est évident et qui permettrait d’éviter l’augmentation du niveau de la mer de l’ordre de plus d’un décamètre.

Claude GIAFFERRI

Ex-président de Sophia Club Entreprises 2018-2019


Sophia Antipolis est avant tout une terre d’innovation où la fertilisation croisée, expression chère au Sénateur Laffitte, a joué un rôle primordial et tout à fait singulier. Dans la nature et l’ADN de la technopole, il y a la collaboration entre les acteurs et la mutualisation de moyens, qui font de ce territoire un terreau particulièrement riche pour le développement des entreprises. C’est dans ce contexte que nous pouvons envisager un bel avenir pour la technopole.
Sophia en 2050 ?… et pourquoi pas un prix Nobel en Intelligence Artificielle ?

Jean LEONETTI

Maire d'Antibes Juan les Pins

Président de la Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis


Construire, à la fin des années 1960, un centre d’innovation et de haute technologie en pleine nature, dans une région qui était alors plus associée au tourisme qu’au développement industriel, aurait pu légitimement passer pour une utopie. Il n’en fut rien. Avec près de 5 000 chercheurs et 2 500 entreprises employant 38 000 personnes au sein d’une technopole composée à 90% d’espaces verts, le pari initial s’est révélé être un incontestable succès avec aujourd’hui un CA de 5,6 milliards d’euros, soit l’équivalent du CA du tourisme de la Côte d’Azur.

Cette aventure a également su séduire au-delà de nos frontières puisque la technopole accueille 188 entreprises étrangères qui emploient près de 10 000 salariés de 67 nationalités différentes.

Aujourd’hui Sophia Antipolis a 50 ans. Cinquante ans que le concept de fertilisation croisée continue à exister, que le concept des nouvelles technologies continue à être dynamisé. Le fait que SophiaTech, la nouvelle université s’y soit implantée, que le Business Pôle avec ses startups essaime partout et surtout que la première technopole vienne d’être labellisée 3IA est la preuve indéniable que l’idée même de Sophia Antipolis, entre innovation et excellence, est toujours pertinente.

En 2019, l’anniversaire des 50 ans de Sophia Antipolis représente l’opportunité de célébrer 50 ans d’innovation et de développement économique du territoire, de promouvoir la technopole actuelle et ses filières stratégiques (intelligence artificielle, véhicule autonome, travel technologies, technologies de la santé et du sport, biotechnologies, nautisme) et d’envisager que la technopole future confirmera son rang d’excellence parmi les parcs scientifiques et technologiques internationaux.

Alice Guilhon

Directrice Générale, SKEMA Business School


Sophia Antipolis représente un écosystème d’innovation emblématique et précurseur depuis sa création. Elle doit demeurer un laboratoire d’idées nouvelles, c’est le lieu ou l’on innove, on fabrique des prototypes, on les teste, ce n’est pas nécessairement le lieu où l’on exploite les innovations mais c’est le lieu où les scientifiques avec les entreprises et les labos de recherche explorent les nouvelles idées, les nouveaux modèles qui seront déployés dans les autres technopoles pour y être développés et mis sur le marché.

SKEMA, aujourd’hui une association à but non lucratif reconnue par tous les organismes d’accréditation internationaux (EQUIS, AACSB, AMBA) est devenue une référence mondiale dans l’Enseignement Supérieur d’excellence.

Ce sont bien les racines Sophipolitaines qui sous-tendent la stratégie et le positionnement de l’école : former les talents de l’économie de la connaissance, les talents prêts à l’emploi partout dans le monde, mobiles, innovants et créatifs, éduqués pour transformer notre monde en une société pérenne, durable, ouverte et respectueuse. La technopole nous a donc apporté plus qu’un lieu de travail, elle fut le berceau de l’école et lui a inculqué son ADN quel que soit le site et la région ou l’école s’est implantée par la suite.

Cet enracinement profond de SKEMA dans Sophia Antipolis lui confère encore maintenant sa notoriété et son positionnement unique dans le monde.

Gilles Floyrac

Président Amadeus SAS


Amadeus développe des solutions informatiques innovantes pour l’industrie du voyage.

Nous avons choisi il y a 35 ans, de bâtir le centre de R&D du Groupe sur la technopole de Sophia Antipolis qui bénéficiait d’une renommée internationale.
Aujourd’hui, notre site de Sophia est le plus gros centre de R&D du Groupe, avec plus de 4200 salariés répartis sur 2 campus, issus de plus de 80 nationalités, parlant anglais et travaillant dans cet écosystème dynamique et multiculturel, où foisonnent des startups, des universités, des écoles, des entreprises, des centres de recherche…alliant leur savoir-faire.

Cette fertilisation croisée est riche et nous sommes heureux d’avoir bâti notre expertise technologique ici.

Le futur de Sophia ? Aller plus loin encore dans les échanges multi secteurs et multi acteurs, attirer d’autres entreprises internationales, d’autres startups, d’autres instituts de recherche.

Nous avons un rôle et une responsabilité à jouer dans le dynamisme économique et l’attractivité de la région.

Sophia est sur la bonne voie, 50 ans après elle est toujours là et bien vivante.

CHRISTOPHE FREY

Directeur Général Arm France


Sophia Antipolis est un exemple d’écosystème dynamique et créateur d’emploi comme il en existe peu en France et qui a bien des égards n’a pas à rougir face à ses concurrents, souvent plus médiatisés, au niveau mondial . Sophia a su se réinventer au fur et à mesure des vagues de croissance et de contraction du secteur high tech. A peine touchée par l’éclatement de la bulle internet, Sophia assoit, au passage, son caractère international au contact des entreprises et expatriés anglo-saxons, et garde en héritage un système d’éducation international hors pair, notamment avec le CIV et l’ASEICA.

Dans les années 2000, Sophia rebondit et accélère dans les Telecoms et les Semiconducteurs. C’est à cette époque-là qu’une petite startup née à Sophia: Euromips; est racheté par le groupe anglais Arm. Arm Sophia, tout comme le groupe, a largement su tirer parti de la révolution du mobile et de nos effectifs localement, et va probablement atteindre 300 personnes lorsque nous célébrerons nos 20 ans en 2020. La moitié de nos ingénieurs ont connu une autre vie dans la technopole et un sur cinq a été formé dans une école d’ingénieur locale. Le vivier de talents et d’expérience disponible à Sophia est un facteur clé du succès de notre site, qui vient de se hisser au statut de «Hub R&D» au sein de Arm, côtoyant ceux des USA, de Cambridge ou encore de Bangalore.

Nous sommes à l’aube de la prochaine révolution industrielle, celle de la connaissance, symbolisée par des secteurs d’activité comme l’intelligence artificielle et les objets connectés. Le cadre de vie et le bien-être des chercheurs et ingénieurs, qui seront la clé du succès pour les hautes technologies dans les décennies à venir, sont plus que jamais stratégiques. Les campus qui se distinguent dans la recherche et l’innovation, sont ceux dont la diversité et l’inclusion de nationalités et de cultures sont maximales. Je suis convaincu que la situation géographique de Sophia, et l’art de vivre à la française peuvent attirer les meilleurs cerveaux au Monde.